O FIL DES SENS

Trouble de l’oralité chez le tout petit

L’oralité est au cœur du développement du jeune enfant. Elle englobe tout ce qui touche à la bouche : l’alimentation, bien sûr, mais aussi la respiration, les sensations, la communication, l’exploration et le lien affectif. Lorsque l’un de ces aspects se dérègle, on parle de trouble de l’oralité. Ce trouble peut se manifester par des difficultés alimentaires, mais aussi par une hypersensibilité tactile, des refus sensoriels, des difficultés de succion ou de mastication, ou encore une aversion pour certaines stimulations autour de la bouche. Les études disponibles estiment que 20 à 25 % des enfants sans autre trouble associé présentent un trouble de l’oralité. Ce chiffre doit toutefois être interprété avec prudence, car la recherche sur ce sujet reste encore limitée et les méthodes d’évaluation varient d’une étude à l’autre. Qu’est‑ce qu’un trouble de l’oralité ? Un trouble de l’oralité correspond à une difficulté persistante dans l’exploration, la tolérance ou l’utilisation de la bouche. Il peut toucher : Le trouble de l’oralité inclut le trouble de l’oralité alimentaire, mais ne s’y limite pas. Un enfant peut, par exemple, refuser certaines textures alimentaires et refuser de se brosser les dents, de mettre un objet en bouche, ou même de toucher certaines matières. Comment se manifeste un trouble de l’oralité ? Les signes varient selon l’âge et le profil de l’enfant. Chez le nourrisson, on observe parfois une succion difficile, une fatigue importante pendant les repas, des pleurs, un refus du biberon ou des haut‑le‑cœur répétés. Une étude de Lau (2015) montre que 40 % des prématurés présentent des difficultés de succion‑déglutition. Au moment de la diversification, certains enfants rejettent la cuillère, refusent les morceaux, présentent une hypersensibilité marquée ou vomissent facilement. Les recherches en intégration sensorielle indiquent que 30 à 40 % des enfants ayant une hypersensibilité tactile présentent aussi des difficultés orales (Miller et al., 2007). Chez l’enfant plus grand, l’alimentation peut rester limitée, mais on observe aussi d’autres signes : refus de se brosser les dents, aversion pour certaines textures non alimentaires, hypersensibilité autour de la bouche, difficultés à souffler, à lécher, à explorer. Ces comportements ne sont jamais des caprices. Ils expriment un inconfort réel, sensoriel, moteur ou émotionnel. 🌼 D’où viennent ces difficultés ? Les causes sont souvent multiples et intriquées. Certains enfants perçoivent les sensations de manière amplifiée, on parle d’hypersensibilité sensorielle : goûts, textures, températures, odeurs, contact autour de la bouche. La bouche devient alors un espace difficile à tolérer. L’immaturité ou un trouble moteur peuvent rendre la succion inefficace, la langue peu mobile, la mastication insuffisante, des difficulté à coordonner respiration et déglutition. La coordination succion‑déglutition‑respiration est l’une des compétences les plus complexes du nourrisson (Wolf & Glass, 1992). Les antécédents médicaux telle que la Prématurité, le reflux gastro‑œsophagien, frein restrictif, hospitalisation précoce. Jusqu’à 70 % des bébés sondés peuvent développent ensuite une hypersensibilité orale (Thoyre et al., 2012). Les expériences négatives telles que des douleur lors des repas, des soins invasifs, une intubation, des épisodes de suffocation ou de vomissements peuvent favoriser l’apparition de trouble de l’oralité. Les enfants ayant un trouble neurodéveloppemental (TDAH, autisme,trouble du langage, prématurité sévère…) sont beaucoup plus susceptibles de présenter un trouble de l’oralité : jusqu’à 80 % d’entre eux rencontrent des difficultés orales ou alimentaires même minimes. Pourquoi est‑ce important de repérer un trouble de l’oralité ? Un trouble non accompagné peut entraîner : Les études montrent que plus la prise en charge est précoce, plus les progrès sont rapides et durables (Rommel et al., 2003). Comment l’orthophoniste peut accompagner un trouble de l’oralité ? L’orthophoniste spécialisé en oralité propose une prise en charge douce, progressive et centrée sur le plaisir. L’évaluation explore la succion, la déglutition, la respiration, la motricité oro‑faciale, le profil sensoriel, l’histoire alimentaire et les réactions émotionnelles. Le travail sensoriel permet à l’enfant de réconcilier sa bouche avec les sensations : exploration tactile, massages oro‑faciaux, stimulations douces, jeux de vibration, découverte progressive des textures. La rééducation motrice concerne la succion, la fermeture labiale, la mobilité de la langue, la mastication ou la coordination respiration‑déglutition. L’exposition progressive aux aliments ou aux sensations orales se fait sans contrainte, dans le respect du rythme de l’enfant. L’accompagnement parental est essentiel : postures, rythmes, matériel, stratégies d’apaisement, guidance émotionnelle. Comment aider son enfant en douceur ? Les délais d’attente avec un professionel de santé sont parfois long. En attendant, voici quelques pistes sécurisantes, douces et validées. 🌼 Pour un bébé (moins de 6 mois) (sans forcer, sans chercher la performance, et toujours dans le respect du rythme du bébé) Stimulation autour de la bouche (extra‑orale) Avant de toucher la bouche, on travaille autour. Les bébés très sensibles ont besoin d’une approche progressive. Ces gestes aident le bébé à tolérer le contact sans stress. Jeux de pression douce Les pressions légères et régulières sont souvent mieux tolérées que les effleurements. Cela aide à organiser les sensations et à diminuer l’hypersensibilité. Exploration avec les mains Avant d’accepter quelque chose dans la bouche, un bébé doit souvent pouvoir explorer avec les mains. Stimulation orale très douce (si le bébé l’accepte) Toujours en respectant les signaux du bébé. L’objectif n’est pas de “faire entrer quelque chose”, mais de rendre la zone familière. Travail sur la succion non nutritive La succion est un pilier de l’oralité. Cela aide à renforcer la coordination succion‑déglutition‑respiration. Ambiance apaisée autour des repas Un bébé sensible perçoit tout. Un bébé détendu mange mieux. Travail postural Un bébé bien installé est un bébé qui peut mieux coordonner ses gestes, ce qui influera également sur la succion 🌼Pour un enfant de plus de 6 mois : Travailler les mains avant la bouche L’exploration tactile prépare l’oralité. Proposer eau, mousse, graines, sable magique, tissus, pâte à modeler. Favoriser une posture stable Un enfant bien installé mange mieux. Assise stable, pieds posés, buste légèrement incliné. Introduire les textures progressivement Proposer des stimulations douces Massages autour de la bouche, jeux de vibration, comptines avec mouvements des lèvres. Varier les expériences sans insister Présenter un aliment ou une texture sans demander de

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Les émotions du tout-petit : comprendre, accueillir, accompagner

Avant même de naître, l’enfant ressent.Dans le ventre, il perçoit les battements du cœur, les variations hormonales, les voix, les tensions. Dès les premières semaines de vie, il exprime déjà des états internes : faim, inconfort, plaisir, peur. Ces manifestations sont les prémices de ce qu’on appelle les émotions primaires. Les émotions ne sont pas des caprices. Elles sont des réponses physiologiques et neurologiques à une situation donnée.Les premières émotions observables chez le nourrisson sont la joie, la colère, la tristesse, la peur et le dégoût. Elles apparaissent dès les premiers mois, bien avant que l’enfant puisse les nommer ou les comprendre.Selon les neurosciences (notamment les travaux de Catherine Gueguen et du Dr Daniel Siegel sur les neuroscience et la psychologie positive), le cerveau émotionnel – ou système limbique – est actif très tôt, mais le cortex préfrontal, qui permet de réguler les émotions, n’est mature qu’autour de 25 ans. Chez le tout-petit, il est donc normal que les émotions soient intenses, brèves et parfois déroutantes. Un enfant de moins de 3 ans ne peut pas réguler seul ses émotions. Il vit ce qu’on appelle des “tempêtes émotionnelles” : des vagues de sensations qu’il ne comprend pas et qui l’envahissent.Il a besoin d’un adulte pour l’aider à traverser ces moments. C’est ce qu’on appelle la co-régulation.💡 Un parent calme, présent, qui accueille sans juger, permet à l’enfant de retrouver son équilibre. Les émotions positives chez le tout-petit — comme la joie, la fierté, la curiosité ou l’enthousiasme — sont tout aussi fondamentales que les émotions dites “difficiles”. Elles jouent un rôle essentiel dans le développement affectif, social et cognitif de l’enfant. Lorsqu’un enfant rit, s’émerveille, ou manifeste de la tendresse, son cerveau libère des hormones du bien-être comme la dopamine et l’ocytocine. Ces expériences renforcent les connexions neuronales liées à la sécurité, à la confiance et à l’attachement. Mais pour que ces émotions s’ancrent durablement, elles ont besoin d’être reconnues, partagées et valorisées. Dire à un enfant “Tu as l’air très content !”, “Tu es fier de toi, bravo !”, ou simplement sourire avec lui, permet de renforcer son estime de soi et de l’encourager à explorer le monde avec confiance. Trop souvent, on se concentre sur la gestion des crises, en oubliant que les émotions positives sont de puissants moteurs d’apprentissage et de lien. En les accueillant pleinement, on nourrit chez l’enfant un sentiment profond de sécurité intérieure et de joie d’être au monde. Les tempêtes émotionnelles Chez le tout-petit se sont des épisodes intenses où l’enfant est submergé par une émotion qu’il ne comprend pas, ne maîtrise pas, et ne sait pas exprimer autrement que par des cris, des pleurs, des gestes brusques ou un retrait soudain. Ces moments peuvent survenir à la suite d’une frustration (un jouet retiré, un “non” ferme), d’un changement de routine, d’une fatigue accumulée ou même d’une stimulation trop forte. D’un point de vue neuroscientifique, le cerveau de l’enfant est encore immature : le système limbique, siège des émotions, est très actif, tandis que le cortex préfrontal, responsable de la régulation, est en construction. Cela signifie que l’enfant ne peut pas encore se calmer seul. Il vit l’émotion comme une vague qui le dépasse, sans filtre ni recul. Ces débordements ne sont ni des caprices ni des manipulations : ils sont le reflet d’un système nerveux en apprentissage. Le rôle du parent est alors crucial : en restant présent, calme, et en accueillant l’émotion sans jugement, il offre à l’enfant un modèle de régulation. C’est par cette co-régulation répétée que l’enfant apprend peu à peu à identifier, nommer, et traverser ses émotions. Chaque tempête émotionnelle est donc une opportunité de croissance, à condition qu’elle soit accompagnée avec bienveillance et sécurité. Le parent est le modèle émotionnel de l’enfant.Quand il nomme les émotions (“Tu es en colère parce que tu voulais ce jouet”), quand il les valide (“C’est normal d’être triste”), quand il les accompagne (“Je suis là, on va respirer ensemble”), il structure le monde intérieur de son enfant.Ce rôle est exigeant, surtout quand le parent lui-même est fatigué ou débordé. Mais chaque geste compte : un regard doux, une main posée, une respiration lente. 🧰 Outils clés pour le quotidienVoici quelques pratiques simples et efficaces pour accompagner les émotions : Tempêtes sans refuge : les émotions non accueillies Lorsqu’un parent ne répond pas de manière adaptée à l’émotion d’un tout-petit que ce soit par ignorance, épuisement ou maladresse ; cela peut avoir un impact direct sur le développement émotionnel et neurologique de l’enfant. Voici ce qui se passe dans son cerveau : 🧠 Une activation du stress sans régulationLe cerveau du jeune enfant est dominé par le système limbique, siège des émotions. Lorsqu’il vit une émotion forte (colère, peur, tristesse), ce système s’active intensément.Si l’adulte présent ne répond pas de manière sécurisante — par exemple en minimisant, en ignorant ou en punissant l’émotion — le cerveau de l’enfant reste en état d’alerte.👉 Cela entraîne une sécrétion prolongée de cortisol, l’hormone du stress.À répétition, cela peut perturber le développement du cortex préfrontal, la zone qui permet de réguler les émotions, de prendre du recul et de réfléchir. Une absence de co-régulationLes neurosciences affectives montrent que l’enfant apprend à réguler ses émotions grâce à la présence d’un adulte calme et empathique.Quand cette co-régulation n’a pas lieu, l’enfant ne développe pas les connexions neuronales nécessaires pour gérer ses émotions seul : C’est comme si on lui demandait de traverser une tempête sans boussole. Une fragilisation du lien d’attachementL’attachement se construit dans les moments de détresse autant que dans les moments de joie.Si l’enfant ne se sent pas compris ou soutenu dans ses émotions, il peut développer un attachement insécure, se replier sur lui-même, ou au contraire chercher constamment à provoquer pour obtenir une réponse. Il ne s’agit pas de dire qu’un parent doit être parfait.Mais quand les réponses inadéquates deviennent répétitives — cris, punitions, indifférence — le cerveau de l’enfant intègre ces réponses comme des normes relationnelles. Cela peut influencer sa manière de gérer

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Le sommeil du jeune enfant : comprendre, accompagner, respecter

Le sommeil du tout-petit fascine, questionne, et parfois inquiète. Il ne suit pas un rythme d’adulte, et c’est normal. Pour accompagner sereinement son enfant, il est utile de comprendre comment évolue le sommeil dans les premières années de vie. 👩‍🌾 L’évolution du sommeil chez le bébé puis chez l’enfant Dès la naissance, le sommeil du nourrisson se construit par étapes. Il dort beaucoup (jusqu’à 16-18h par 24h) mais en périodes très courtes. Les cycles de sommeil sont courts (env. 50 minutes) et les phases de sommeil paradoxal (agitation, mimiques, mouvements) sont plus longues. ces deux phases peuvent se succéder sans réveil de l’enfant. Vers 3 mois, les rythmes jour/nuit commencent à se structurer, sous l’effet de l’alternance lumière/obscurité et des routines de la journée. Entre 6 mois et 2 ans, le sommeil devient plus stable, mais les réveils nocturnes restent fréquents. Les terreurs nocturnes, les peurs et les cauchemars peuvent apparaître vers 2-3 ans. Chez l’enfant plus grand, les cycles s’allongent (90 min) et la durée de sommeil recommandée reste élevée : 11-14h par jour jusqu’à 5 ans environ. 🚋 Le train du sommeil Pour expliquer le sommeil aux parents ou aux enfants, on parle souvent du « train du sommeil ». Chaque wagon représente une phase : somnolence, sommeil lent, sommeil profond, sommeil paradoxal. Le train passe à intervalles réguliers. Si l’on rate une occasion de monter dans le train (signe de fatigue ignoré, écran, excitation), il faut attendre le prochain passage … et c’est souvent là que les endormissements deviennent difficiles. 💭 Les signes de fatigue chez le nourrisson et l’enfant Savoir repérer les signes de fatigue est essentiel pour ne pas rater le train du sommeil : Chez les nourrissons, l’endormissement peut aussi masquer un autre besoin : la faim. Un bébé qui semble dormir mais qui bouge, fait des bruits de succion, ou se réveille fréquemment peut en réalité avoir besoin de téter. Il est important d’observer ses signaux avec attention. ❤️ L’importance du rituel Les enfants aiment la répétition, car elle rassure. Un rituel du coucher stable (ex. : bain, histoire, calin, musique douce) permet de sécuriser l’enfant, de préparer son corps et son esprit à s’endormir. Le coucher devient alors un moment prévisible, apaisant. Le rituel peut être très court (10-15 minutes) mais doit toujours être évoqué avec calme, sans menace, ni « compte à rebours » anxiogène. 🔍 L’impact des écrans sur le sommeil Les écrans (télé, tablette, smartphone), même en fond sonore, ont un impact mesurable sur la qualité du sommeil : ❌ Les enfants de moins de 3 ans ne devraient pas être exposés aux écrans, notamment avant le coucher. Cette mesure est désormais interdite dans les lieux d’accueil depuis le décret de juillet 2025. 🚶‍♂️ Accompagner en douceur Le sommeil ne se « dresse » pas : il s’accompagne. À chaque pleur, éveil ou régression, il y a un message. Répondre avec présence, sécurité et cohérence aide l’enfant à s’approprier son rythme et à dormir de mieux en mieux. Des outils comme l’observation, le portage, la tête au calme, les routines ou le cododo (sécurisé) peuvent faire partie d’un accompagnement respectueux du sommeil. En tant qu’adultes, notre rôle est de créer un environnement propice à la sécurité affective, à la détente, et à l’écoute des besoins. Le sommeil en est un, fondamental.

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Les violences éducatives ordinaires : mieux comprendre pour mieux accompagner

Encore trop banalisées, les violences éducatives ordinaires (VEO) sont pourtant reconnues aujourd’hui comme préjudiciables au développement de l’enfant. Elles se glissent souvent dans les gestes ou les mots du quotidien : une fessée, une humiliation, un cri, une menace ou encore un isolement forcé. Qu’appelle-t-on violence éducative ordinaire ? Les violences éducatives ordinaires regroupent l’ensemble des violences physiques, verbales, psychologiques ou symboliques infligées à un enfant, dans un but d’éducation ou de correction, et socialement tolérées. Cela inclut, par exemple, les gifles, les tapes ou les fessées, mais aussi les cris, les menaces, le chantage affectif, les moqueries, les humiliations, ou encore la privation de repas et l’isolement utilisé comme punition. Exemple : 🔸 Violences physiques « douces » mais marquantes 🔸 Violences verbales déguisées en éducation 🔸 Violences psychologiques banalisées 🔸 Humiliations « publiques » ou normalisées 🔸 Comportements qui ignorent ses émotions ou besoins 💡 Pourquoi ces gestes ou paroles posent problème ? Parce qu’ils enseignent à l’enfant que ses émotions ne sont pas légitimes, qu’il doit obéir par peur, et qu’il ne mérite l’amour ou l’attention que s’il est sage. Cela altère l’estime de soi, la confiance en l’adulte et l’apprentissage de la régulation émotionnelle. Quelques repères historiques et juridiques En 2006, le Conseil de l’Europe appelle ses États membres à interdire toutes les formes de violences à l’égard des enfants, y compris dans le cadre familial. En France, la loi n°2019-721, adoptée en 2019, interdit explicitement les violences physiques et psychologiques infligées aux enfants, y compris dans le cadre de l’éducation. Le Code civil stipule désormais que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». En 2022, un rapport du Défenseur des droits a révélé que 79 % des enfants interrogés avaient déjà été exposés à au moins une forme de violence éducative ordinaire. Ce que disent les neurosciences sur le cerveau de l’enfant Les recherches en neurosciences affectives et sociales montrent que le cerveau de l’enfant est encore immature, en particulier dans les zones impliquées dans la régulation des émotions comme le cortex préfrontal. Avant l’âge de 5 ou 6 ans, un enfant est donc incapable de gérer seul ses émotions intenses telles que la colère, la peur ou la frustration. En cas de cris, de menaces ou de punitions, c’est la zone du cerveau reptilien, liée à la survie, qui s’active, et non le cerveau rationnel. L’enfant ne peut donc pas apprendre dans ces conditions, et ces violences perturbent sa sécurité affective et son estime de soi. Pour que l’enfant puisse développer ses compétences sociales et émotionnelles, il a besoin d’un adulte calme, stable et capable de réguler ses propres émotions. C’est en voyant l’autre gérer les tempêtes émotionnelles qu’il apprend à faire de même. Conséquences possibles des VEO L’exposition répétée à des violences éducatives peut entraîner divers troubles : des difficultés relationnelles, de l’anxiété, des troubles du sommeil, une agressivité accrue ou au contraire un repli sur soi. L’enfant peut également reproduire plus tard les schémas violents qu’il a connus, et construire une faible estime de soi, souvent dépendante du regard des autres. Eduquer sans violence, c’est possible Remplacer les VEO par une posture respectueuse du développement de l’enfant permet de maintenir une autorité bienveillante et efficace. Il est possible d’instaurer des repères sécurisants, de nommer les émotions que vit l’enfant et de l’aider à les accueillir. Les consignes positives, les choix limités, le recours au jeu ou à la réparation plutôt qu’à la punition sont des outils qui encouragent l’autonomie et le respect mutuel. Changer de regard, c’est aussi changer notre langage : au lieu de dire « tu n’es pas gentil » ou « tu n’es pas sage », on peut choisir de dire « tu es capable d’être attentionné », « tu es une personne qui sait coopérer ». Plutôt que de coller une étiquette négative, on invite l’enfant à s’identifier à une image positive et valorisante de lui-même. Ce changement de formulation, inspiré des approches bienveillantes et de la pédagogie Montessori, permet de renforcer la confiance en soi de l’enfant tout en l’encourageant à progresser. 🌿 Alternatives positives aux gestes et paroles violentes ⚠️ VEO courante ✅ Alternative bienveillante « Tu n’es pas gentil ! » 🗣 « J’ai vu que tu étais en colère, tu peux me dire ce qui s’est passé ? » « Arrête de pleurer, c’est rien ! » 🫶 « Je vois que tu es triste. Tu veux un câlin ? » « File dans ta chambre ! » 👂 « Tu as besoin de te calmer, viens t’asseoir près de moi quelques minutes. » « Si tu continues, je m’en vais ! » ❤️ « J’ai besoin que tu m’écoutes, je suis là pour toi. » « Tu fais ton bébé. » 🧠 « Tu as besoin d’aide, c’est normal, tu es en train d’apprendre. » Tirer ou forcer à obéir physiquement ✋ Se mettre à hauteur, poser une main douce sur l’épaule, regarder dans les yeux Ces approches rejoignent les fondements de la pédagogie Montessori, qui repose sur la bienveillance, l’observation de l’enfant, le respect de son rythme, et la confiance dans ses capacités à apprendre et à grandir dans un environnement sécurisant. Cette bienveillance ne retire en rien l’importance de poser un cadre ferme en détaillant l’interdit et sa raison. 💡 Amorcer un changement chez l’adulte : 5 clés réalistes et respectueuses Il faut comprendre que certains comportements sont hérités d’une éducation punitive reçu, ce qui ne veut pas dire qu’on est « un mauvais parent ».👉 C’est un premier pas vers le changement, et cela mérite d’être salué. Quand la colère monte, il est légitime de se sentir dépassé. Il est préférable d’apprendre à faire une pause avant de réagir.👉 Respirer profondément, boire un verre d’eau ou dire à l’enfant : « Je suis énervé, je prends une pause pour ne pas crier » est déjà un acte éducatif puissant. 📖 Lire des livres ou suivre des ateliers sur l’éducation bienveillante, Montessori ou les neurosciences aide à remplacer les

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Exposition au soleil chez les enfants de moins de 2 ans : ce qu’il faut savoir pour les protéger

Avec l’arrivée des beaux jours, la tentation est grande de profiter du soleil avec bébé. Pourtant, les tout-petits, surtout avant 2 ans, sont particulièrement vulnérables aux rayons UV. Faisons le point sur les bons réflexes à adopter pour protéger leur peau fragile, notamment autour de l’usage des crèmes solaires, des vêtements adaptés, et des outils comme Yuka pour choisir des produits plus sûrs après 1 an.  Pourquoi la peau des bébés est-elle si sensible au soleil ? Chez les bébés, la barrière cutanée est encore immature. Leur peau est plus fine, contient moins de mélanine (le pigment qui protège naturellement du soleil) et leur système immunitaire cutané est en construction. Résultat : les UV pénètrent plus profondément et causent des dommages plus importants, parfois irréversibles. Pire la peau boit littéralement tout ce qu’on lui propose : crèmes, lotions…  Le soleil : UVB, UVA… quelles différences ? Les UVA : représentent 95 % des UV. Ils pénètrent en profondeur dans la peau et sont responsables du vieillissement prématuré, mais aussi de certains cancers cutanés. Les UVB : plus puissants, ils causent les coups de soleil. Leur intensité varie selon l’heure et la saison.  Les deux types sont dangereux pour les bébés. D’où l’importance d’une protection globale, même à l’ombre. Oui mais alors, aux beaux jours comment faire avec son tout-petit pour profiter de l’extérieur, de la plage, des jeux, des promenades.  Avant 1 an, la meilleure protection reste l’ombre et les vêtements anti-UV. Ce qu’il faut savoir :  un coup de soleil dans l’enfance augmente significativement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte.  Comment bien protéger bébé sans crème solaire ? Les crèmes solaires, même dites « bio » ou « minérales », ne sont pas recommandées avant 1 an, sauf cas exceptionnels et sur avis médical. Pourquoi ? Elles contiennent des filtres chimiques ou minéraux que la peau fine des bébés peut absorber. Ces perturbateurs endocriniens, allergènes sont autant de composés qui vont peturber les organes de bébé avec effets sur le long terme. Il est vrai que leurs effets à long terme sur les tout-petits ne sont pas encore bien connus, néanmoins il convient de prendre toutes les précautions pour les protéger. De plus, le risque d’allergie ou d’intolérance est plus élevé chez les petits. On retient :  Crèmes solaires : interdites avant 1 an ! Avant 1 an (et idéalement jusqu’à 2 ans), on suit ces 5 règles d’or : 1. Pas d’exposition directe : on privilégie l’ombre (arbre, parasol, tente anti-UV). 2. Chapeau à large bord couvrant le front, les oreilles et la nuque. 3. Lunettes de soleil spéciales bébés (norme CE, UV400). 4. Vêtements couvrants : t-shirt manches longues, pantalon léger, et si possible, tissu anti-UV (indice UPF 50+). 5. Sorties avant 11h ou après 17h pour éviter les heures les plus chaudes.  Après 1 an : quelle crème solaire choisir ? Dès que bébé commence à marcher, à jouer plus activement dehors ou lors de vacances prolongées au soleil, une crème solaire peut devenir nécessaire en complément des vêtements.  Ce qu’on privilégie : Crème à filtres minéraux uniquement (dioxyde de titane ou oxyde de zinc, sans nanoparticules si possible). Sans parfum, sans alcool, hypoallergénique. Testée dermatologiquement pour bébés ou peaux sensibles.  Utiliser une application d’analyse des produits cosmétiques peut aider à vérifier la composition : Il est préférable de choisir un produit ayant une note de 90/100 ou plus, Sans allergènes ni perturbateurs endocriniens. Exemples bien notés sur Yuka (en 2025, à vérifier selon évolutions) : Quand on choisit des vêtements anti-UV ou une crème solaire, vous remarquerez qu’il est mentionné un chiffre comme UPF 50+. Ce n’est pas un gadget marketing, c’est un vrai indicateur de protection. UPF signifie Ultraviolet Protection Factor (facteur de protection contre les UV). Il mesure la quantité de rayons UV que le tissus ou la crème laisse passer. UPF 15 : laisse passer 6.7 % des UV UPF 30 : laisse passer 3.3 % des UV UPF 50 : laisse passer seulement 2% des UV (UPF 50+ protection maximal avec moins de 2% des UV qui passent) Pour les bébés il faut donc choisir la protection maximal et ceux pour toutes la durée d’exposition même courte. A noter qu’un simple t-shirt blanc en coton classique a un UPF autour de 5 à 10 , ce qui est insuffisant pour une vrai protection solaire.  Bonne nouvelle : protéger son enfant du soleil, ce n’est pas l’empêcher de profiter de l’extérieur ! En appliquant ces quelques règles simples, bébé peut explorer le monde, sentir le vent sur son visage, barboter à l’ombre ou marcher dans l’herbe… en toute sécurité.  Les moments passés dehors sont précieux pour le développement sensoriel, moteur et émotionnel des tout-petits. Alors oui au grand air… mais bien protégés !

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L’allaitement : un trésor pour bébé et maman.

A l’occasion de la semaine de l’allaitement d’Octobre 2024, célébrons cette pratique millénaire qui offre des bénéfices inestimables pour la santé et le bien-être des bébés et des mères. L’allaitement n’est pas seulement un acte de nutrition; il constitue également un lien puissant et intime entre la mère et l’enfant. L’allaitement est avant tout un choix personnel mais chaque goutte de lait maternel est un cadeau précieux pour votre bébé. Explorons ensemble ses nombreux bienfaits, les défis à surmonter et comment créer un environnement de soutien pour toutes les familles. L’allaitement à travers le temps L’allaitement maternel est une pratique aussi ancienne que l’humanité elle même. Dans les sociétés ancestrales, il constituait la seule source d’alimentation pour les nourrissons. Les mères nourrissaient leurs enfants exclusivement au sein jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment grands pour consommer des aliments solides. Au fils des siècles, l’allaitement a traversé diverses évolutions culturelles et sociales. Durant l’antiquité, dans des civilisations comme l’Egypte et la Grèce, l’allaitement était non seulement une norme, mais il était également souvent pratiqué par des nourrices lorsques les mères ne pouvaient pas nourrir leurs propres enfants. Ce rôle des nourrisses s’est perpétué au Moyen-Ages en Europe, où les femmes de la noblesse confianent couramment leurs enfants aux nourrisses pour les allaiter. Aves la révolution industrielle au XIXe siècle, le développement de la laiterie artificielle à marqué un tournant. Les mères des classes ouvrières, désormais employées dans les usines, avaient moins de temps pour allaiter leur enfant. Cela à conduit à l’invention de substituts au lait maternel, et l’utilisation des biberons est devenue plus courante. Le XXe siècle a vu une montée et une baisse de l’allaitement maternel. Dans les années 1950 et 1960, en raison des avancées technologiques et des changements sociétaux, le lait maternisé a gagné en popularité. Cependant, dans les années 1970 et au-delà, un mouvement de retour à l’allaitement a émergé, soutenu par des recherches médicales mettant en lumière les bénéfices du lait maternel. Des organisations comme l’OMS et l’UNICEF ont lancé des campagnes pour encourager l’allaitement, conduisant à son augmentation des taux d’allaitement dans de nombreuses régions du monde. Aujourd’hui, l’allaitement est reconnu comme l’un des meilleur moyens de garantir la santé et le bien-être des nourrissons et des mères. Néanmoins, il est aussi de plus en plus compris que l’allaitement est un choix personnel, et qu’il est essentiel de soutenir toutes les familles, qu’elles choisissent d’allaiter ou de nourrir au biberon. N’oublions pas qu’un bébé nourri au biberon peut tout aussi être épanoui et en bonne snaté, tant que ses besoins nutrionnels sont satisfaits et qu’il reçoit beaucoup d’affection et d’attention. Les avantages de l’allaitement Le lait maternel contient tous les nutriments nécessaire à la croissance et au developpement de l’enfant. Le lait évolue en fonction des besoins nutritionnels et de l’âge de l’enfant. Il renforce le système immunitaire du bébé et protège contre de nombreuses infections et maladie. L’allaitement favorise le lien entre la mère et son enfant grâce au contact peau à peau et à la proximité. Du côté des mères, l’allaitement aide l’utérus à retrouver sa taille normale et réduit les saignements post-partum. Il diminue les risques de cancer du sein et des ovaires. L’allaitement libère des hormones qui favorisent le bien-être et la relaxation. Compositions du lait maternel Le lait maternel est un aliment complet qui évolue au fil du temps pour s’adapter aux besoins de l’enfant. Il contient : Le lait maternelle est souvent considéré comme « le premier vaccin » du bébé. Il offre une protection puissante contre les maladies infantiles et réduit le risque de surpoids, d’obésité et de certaines maladie auto-immune. Conseils pratiques pour les familles L’allaitement est un choix personnel et que chaque femme, famille doit prendre la décision qui convient le mieux à ses besoins et à ses circonstances. En encourageant et en soutenant les familles, nous contribuons à une génération plus saine, plus forte. Joyeuse semaine de l’allaitement !

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Les soft skills du tout petit : Cultiver l’intelligence sociale dès la naissance

Les Soft Skills, traduit « compétences douces » également appelés compétences comportementales, sont essentielles pour la réussite personnelle et professionnelle. En tant que parents, vous pouvez jouer un rôle clé dans le développement de ces compétences chez vos enfants et ceux dès la naissance. Chez le tout petit, développer les soft skills est primordiale pour son épanouissement social et émotionnel. L’enfant nait dépendant de son parent en tout point. Pourtant, il nait aussi avec des compétences incroyables qui ne demandent qu’à être stimulées. Ainsi on peut observer les reflexes archaiques telle que la marche, le reflexe de succion, de grasping… Il nait aussi avec le besoin vital de se connecter avec ses parents par le biais d’échange de regards, de parôles, de toucher. Tout au long de notre vie, les soft skills évolueront en fonction des bases solides acquises durant notre enfance puis dans notre vie d’adulte a travers nos rencontres, notre environnement et notre capacité à évoluer. Une des première compétence douce qui est acquise est la communication. Votre tout petit apprend à exprimer ses besoins et émotions, même avant de parler. Ils sont égalements sensibles aux émotions des autres. Les touts petits doivent également s’adpater à de nouvelles situations et chercher à réssoudre des petits problèmes comme atteindre un jouet hors de portée. Il est important que le parent, le professionel de la petite enfance, les enseignants simule ces compétences de savoir-être. Au quotidien, Parlez, chantez et lisez à votre bébé. Ces intéractions renforcent son cerveau et favorisent le développement des soft skills. Les jeux de rôle, les histoires et les activités ludiques stimulent l’imagination et la créativité. Dès le plus jeune âge, observez votre enfant pour comprendre son tempérament et ses préférences, vous pourrez alors adapter vos intéractions en conséquence. En cultivant les soft skills dès la petite enfance, vous donnez à votre bébé des outils précieux pour réussir dans ses relations et sa vie future. Soyez patient, encourageant et profitez de chaque moment pour renforcer ces compétences essentielles.

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Les mouvements généraux du tout petits dans le développement sensori-moteur

Les mouvements généraux (MG) sont des séquences motrices spontanées, observées chez le nourrissons, dès la période foetale jusqu’à l’âge de 4 à 5 mois. Ils sont considérés comme des indicateurs du developpement neurologique et sensorimoteur. Les MG sont classiquement divisés en deux catégories : les mouvements toniques et les mouvements phasiques. Les mouvements toniques incluent les étirements, les flexions et les rotations du tronc et des membres. Les mouvements phasiques sont des mouvements plus complexes tels que les retournements, les mouvements de nage et les mouvements de reptation. Annik Beaulieu kiné, ostéopathe et psychologue, a exploré les troubles des mouvements généraux, dans des travaux de recherche. (ouvrage « le corps sensori-moteur du bébé à risque »). Elle met en avant l’importance des mouvements généraux dans le developpement neuro-developpemental. Elle suggère que les troubles sensori-moteur ont leur origine avant la naissance. Elle précise que les intéractions parents-enfant jouent un rôle cruciale dans la prise en charge de ces troubles. Dès la naissance, comprenez l’importance de vous adresser directement à votre bébé afin de lui permettre de se mettre en relation avec vous, et donc d’exister. Parlez, chantez, souriez, faites des câlins à votre bébé. Répondez à ses babillages et à ses gestes pour renforcer son lien affectif. Une attention particulière sera apportée à son positionnement. Alternez les positions durant ses périodes d’éveils : sur le dos, ventre, côté. Le temps passé sur le ventre favorise le développement des muscles du cou et du dos. L’enfant à besoin d’un environnement lui permettant une exploration libre, quelque soit son âge. Dès la naissance, il peut être installé sur un tapis confortable ce qui lui permettra d’être libre dans ses mouvements de tête et de bras. Cela, toujours avec votre présence bienveillante et soutenante. Il est difficile, voire impossible, de developper ses compétences sensori-motrice en étant installé dans un transat ou une poussette. Le massage doux peut aider à détendre les muscles, stimuler la circulation sanguine. Il permet de limiter la faiblesse des mouvements car votre bébé reproduira par imitation et muscles détendus, les mouvements proposés. Le massage sera proposé avec joie, chants et émerveillement des acquisitions de votre enfant. Annik Beaulieu propose sur YouTube une présentation des massages à proposer pour favoriser le développement sensori-moteur ( JOUONS ENSEMBLE | Eveil sensorimoteur des mouvements généraux). Les mouvements généraux étant présents, encrés vont donner une base motrice solide. L’enfant peut alors se tourner sereinement vers des acquisitions : la marche, le langage… Le développement sensori-moteur est également stimulé par le développement des soft skills et cela toute notre vie. Voir article « LES SOFT SKILLS CHEZ LE TOUT PETITS » En conclusion, L’éveil sensori-moteur chez les bébés est un processus complexe et individuel. En observant attentivement les réactions de votre bébé et en adaptant les intéractions, vous pouvez favoriser son developpement. Les MG sont des marqueurs précieux pour évaluer le developpement sensori-moteur des bébés à risque. N’oubliez pas que chaque bébé est unique, donc observez attentivement ses réactions et adaptez-vous à ses besoins spécifiques. LE SAVEZ VOUS ? Le baby yoga travaille en douceur les mouvements généraux ! n’hésitez plus à proposer des postures douces de baby yoga

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Les écrans et les tout-petits : Quelle prévention mettre en place ?

Les écrans, qu’il s’agisse de télévision, de tablettes tactiles ou de smartphones, font désormais partie intégrante du quotidien des tout-petits via les adultes. Pourtant, leurs effets nocifs sur le développement des jeunes enfants sont largement documentés sur le plan scientifique. Il est essentiel de sensibiliser les parents et les professionnels à ces enjeux. Imaginez Gabriel, 22 mois, agité, impulsif, et ayant du mal à se concentrer. Son langage est en retard par rapport à son âge, et ses parents ont du mal à le canaliser. Ils avouent le mettre devant la télévision pour le calmer, pensant que cela lui fait du bien. Mais quels sont réellement les effets des écrans sur les tout-petits ? Les tout-petits ont des besoins physiologiques et psychologiques. Ils expérimentent leur environnement à travers leurs cinq sens (vue, ouïe, toucher, goût et odorat). C’est ainsi qu’ils développent leur intelligence et comprennent les lois physiques qui régissent le monde qui les entoure. Le cerveau des tout-petits est en construction Avant 3 ans, le cerveau de l’enfant est en plein développement. Il a besoin d’expériences sensori-motrices réelles pour construire ses connexions neuronales : manipuler, toucher, bouger, entendre des voix humaines, interagir en face-à-face. Les écrans, en revanche, imposent des stimulations souvent inadaptées, trop rapide, passive, unilatérale, qui sature l’attention sans véritable apprentissage. Ils ne permettent pas cette variété inépuisable de découvertes sensorielles. Les tout-petits ont besoin de manipuler des objets concrets, de sentir, de toucher, d’entendre et de voir dans la vraie vie pour se développer harmonieusement et être ainsi acteur de leur vie, de leur développement. A contrario, l’enfant devant les écrans devient passif et dans l’attente de ce que l’écran lui propose. Il rentre dans une forme d’individualité allant parfois jusqu’à la regression affective et les troubles autistiques, pour les plus exposés. Les études montrent que les enfants exposés aux écrans de manière précoce ont un vocabulaire plus pauvre que ceux qui bénéficient d’interactions orales quotidiennes.👉 Même des programmes « éducatifs » n’apportent aucun bénéfice prouvé chez les moins de 3 ans. Les méfaits des écrans :– Troubles du comportement : Les écrans peuvent rendre les enfants agités, impulsifs et irascibles.– Problèmes d’attention : Une exposition excessive aux écrans peut perturber la concentration.– Troubles du sommeil : L’utilisation d’écrans avant le coucher peut altérer la qualité du sommeil. Chez le tout petits : irritabilité, retard de langage, agressivité, intolérance à la frustration, agitation motricité et cérébral en l’absence d’écran. Il est recommandé de ne pas proposé d’écran avant l’âge de trois ans. Passé cet âge, il est conseillé de contrôler et d’accompagner l’enfant face aux écrans et de limiter le temps passé devant les écrans. Quelques conseils : Optez pour des contenus adaptés à l’âge de l’enfant, privilégiant la qualité éducative.Regardez avec lui, commentez, posez des questions.Prévoyez des moments sans écran dans la journée ou encore dans la semaineFavorisez les jeux actifs, les interactions sociales et les découvertes sensorielles. En somme, il est essentiel de prendre conscience de la dangerosité des écrans, plus tôt, l’enfant y est exposé. Il existe une multitude de découvertes autour de nous, les écrans peuvent être proposés bien après 3 ans mais toujours avec la proximité de l’adulte.

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Comment les livres transforment nos tout-petits

Les livres sont bien plus que de simples objets. Ils sont des portes ouvertes vers l’apprentissage, l’imagination et la complicité. Chez les tout-petits, la lecture joue un rôle essentiel dans leur développement. Dans cet article, nous explorerons les raisons pour lesquelles la lecture est bénéfique pour les bébés et les jeunes enfants. La lecture expose les tout-petits à un vocabulaire varié et à des structures grammaticales. Ils apprennent de nouveaux mots et développent leur compréhension du langage. Les livres offrent également une opportunité d’interagir avec les sons et les rythmes de la langue, favorisant ainsi le développement de la phonologie et de la prononciation.En observant les images et en écoutant les histoires, les enfants développent leur capacité à résoudre des problèmes et à anticiper les événements. Les livres introduisent des concepts abstraits tels que le temps, l’espace et la cause à effet. Lire ensemble crée un moment privilégié entre l’adulte et l’enfant. C’est un temps de partage et de complicité. De plus, les bébés apprennent à reconnaître les émotions à travers les expressions des personnages dans les livres. Ils peuvent prendre conscience de leur propres émotions à travers celle vécu par le personnage. Parfois lorsque l’on souhaite appréhender un changement, le livre permet d’aborder le sujet tout en douceur et selon le rythme de l’enfant qui pourra le lire autant de fois qu’il se questionne. Les sujets très souvent abordés : la propreté, l’arrivée d’un frère ou d’une soeur, les peurs, la séparation, la colère… C’est un outil essentiel dans l’approche éducative des parents. De plus, les histoires transportent les tout-petits dans des mondes imaginaires. Ils explorent des univers fantastiques et développent leur créativité. Les illustrations stimulent également leur imagination visuelle.Les livres initient les enfants aux conventions de lecture, comme tourner les pages et lire de gauche à droite. Ils préparent ainsi les tout-petits à l’apprentissage formel de la lecture à l’école. En encourageant la lecture dès le plus jeune âge, nous offrons aux tout-petits un trésor d’apprentissage et d’épanouissement. Alors, partageons des moments magiques avec nos petits lecteurs, un livre à la fois ! 

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